
Cette semaine à l'atelier d'écriture, nous avons abordé une fois de plus le nouveau roman mais cette fois sous le jour de Nathalie Sarraute et de son célèbre ouvrage"Tropismes". En s'inspirant de cette auteur, nous avons eu la lourde tache de tenter à notre tour de retranscrire ces petits moments de l'existence où, au cours d'une conversation se glisse un mot, une phrase anodine qui vient vous heurter de plein fouet. Vous voilà destabilisé, incapable d'émettre la moindre protestation. Voici en avant première mondiale ma version des faits :
"« Tu dois savoir ça, toi qui n’est pas de Paris ? » La sentence est tombée. Implacable. Glacée comme un couperet. Sèche et sans bavure. Générant une fugace sensation de fraîcheur dans la nuque si bien décrite par le père Guillotin.
Un souffle frais, disons le tout net, aussi bref qu’une gifle donnée sans élan. Puis, ce petit vent passé, votre tête devient rapidement lourde, si lourde qu’elle en tomberait, viendrait rouler au sol dans un bruit mat puis finirait sa course telle une toupie folle pour s’échouer enfin dans une bassine en zinc assez peu confortable cela va sans dire.
Vous avez beau vous ingénier à libérer de-ci de-là quelques grossières gerbes vermillon mais il est bien trop tard pour esquisser une quelconque désapprobation.








