L'auteur, né en Espagne en 1963, enseigne à l'université de Valence. Passionné d'histoire, il a consacré sept ans de sa vie, ponctués de nombreuses recherches en Allemagne, à l'écriture de ce premier roman, devenu rapidement best-seller dans son pays. "La scribe" est un excellent thriller médiéval, à mi-chemin entre "Le nom de la rose" et "Les piliers de la terre". Au départ, un thème fascinant: Et si une jeune scribe tenait entre ses mains le destin de l'Occident? Nous sommes ici en Franconie, en 799, à la veille du sacre de Charlemagne. Theresa, fille d'un célèbre scribe byzantin, est apprentie parcheminière qui, contrairement aux jeunes femmes de son âge dont le rêve est de fonder une famille, n'aspire qu'à une chose: vivre parmi les livres. Un drame l'oblige cependant à quitter sa ville et à se réfugier dans la cité abbatiale de Fulda où elle devient la scribe du moine Alcuin d'York, véritable Sherlock Holmes en robe de bure. Alors qu'elle l'assiste dans ses enquêtes, la jeune femme découvre qu'à son insu, elle a emporté dans sa fuite un précieux parchemin qui pourrait bien sceller l'avenir de la chrétienté... A travers les aventures de ce personnage hors norme et particulièrement attachant, l'auteur évoque une page déterminante du christianisme au Moyen-Age. Coups de théâtre, érudition et étonnants protagonistes fictifs ou réels sont les ingrédients de ce roman historique au rythme trépidant.
Ed. Presses de la Cité (traduit de l'espagnol par Maryvonne Ssossé; 501 pages; 21,50 euros)






